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Bibliothèque
L'IV-INIG dispose d'une bibliothèque qui est consultable par les écoles. Les deux guerres mondiales sont le point d'ancre de la collection, mais nous avons également des travaux sur la guerre civile en Espagne, la guerre de Corée, le génocide rwandais et autres conflits. C'est une bibliothèque de la Mémoire, avec une attention pour l'aspect historique, mais aussi pour l'aspect pédagogique. Du propre travail de recherche, des idées pour vos leçons, ou un travail pour vos élèves, vous l'y trouverez tout.
Nina Erauw, je suis une femme libre, (1917-2008), préfacé par Jean-Pierre Hubin et José Gotovitch, dans Les Carnets de la Mémoire, n°2, Hainaut Culture et Démocratie, 2009. Décédée le 26 janvier 2008, Nina Erauw était, avec son époux Fernand Erauw, un des membres fondateurs du Groupe Mémoire, mis en place en 1992, par Arthur Haulot et ses amis, rentrés des camps nazis. En 1976, elle créa, porta et développa à Wavre, le premier centre de planning familial Infor-famille. Nina Erauw était une femme de cœur, une femme de tête, une femme de résistance, une femme d'action, une femme libre, une femme ordinaire mais hors du commun … Dès l’automne 1940, n’avait-elle pas été contactée par les Services de renseignements et d’action pour entrer en résistance contre l’occupant nazi? Elle mena des actions d’espionnage et de sabotage, contribua à l'évacuation de paras anglais et prit sur elle d’abriter des étudiants juifs. Arrêtée sur dénonciation en 1943, elle devint "Nacht und Nebel" et déplacée de prison en prison en Allemagne avant d’être déportée au camp de Ravensbrück. Elle fut élue brabançonne wallonne d’honneur en 2004 et inscrite, en 2009, au panthéon des grandes figures féminines du XXe s., auprès de Lucie Aubrac, Geneviève De Gaulle, Germaine Tillion, Mère Térésa, Marie Denis, Lise Thiry, Aung San Suu Kyi, Shirin Ebadi, les Mères de la place de Mai, Anna Politkovsaïa et toutes ces « Grandes résistantes contemporaines ». L’ouvrage Nina Erauw, je suis une femme libre se lit principalement comme une longue conversation avec le lecteur. La table des matières en donne les quatre temps forts. Le premier, appelé Le chemin, traverse l’enfance, l’adolescence et l’engagement dans la résistance. Les titres se succèdent et révèlent les choses. Par exemple : Le cartable sur le dos ; Jouer un peu avec la mort ; Ravensbrück, de longs blocs sur des marécages froids et noirs comme des tombeaux … Dans le deuxième chapitre, nous retrouvons Nina Erauw face à la mémoire et aux valeurs portées par l’unique loge maçonnique fondée dans un camp nazi, Liberté chérie, dont le seul initié fut son époux, Fernand Erauw. Au début du 3è chapitre, Une dette à la vie, Nina fait le point d’une vie lourde et retrouve la sérénité par l’action dans son siècle : rencontres et témoignages dans les écoles ; installation d’Infor-famille-Brabant-wallon. Et le dernier chapitre, Je le sais, s’ouvre sur le bilan du tourbillon d'énergie, de pétillant, de bouillonnant, de résistant que fut sa vie.
Claire Pahaut
historienne L’ouvrage peut être demandé gratuitement à la Communauté française au service Démocratie ou barbarie tél. : 02/ 690 83 52 mail : Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir site : www.enseignement.be/dob et à la Direction d’Egalité des chances |