Congo Ommegang - Dragon Rouge/Noir 1964

Secoué par de nombreux troubles dus à sa jeune existance, le Congo est dans une situation difficile à gérer.  En 1963, après la réannexion du Katanga, l'ONU décide de quitter le territoire congolais.
Cependant, le premier ministre Cyrille Adoula obtient le maintien d’une partie des casques bleus et demande l’appui de différents pays occidentaux afin de reconstituer une armée nationale.   Les hommes de Patrice Lumumba opposés à cette idée organisent une rébellion dans les provinces de l'Est.  Aidé par les tribus Simba, ils prennent en otage 3000 ressortissants européens et américains. A la demande du Gouvernement belge, le Colonel Vandewalle entame la reconquête des régions occupées par les rebelles.

Vu la diversité de ses troupes, composées de soldats congolais, de gendarmes katangais, de pilotes cubains, d'officiers et sous-officiers occidentaux, de mercenaires, étant donné la variété disparate des véhicules employés, le colonel donne à la 5e Brigade le surnom de l'Ommegang.  Il faut dire que son unité tient effectivement plus du cortège folklorique que d’une unité de combat, ce qui ne l’empèchera cependant pas de mener à bien les missions qui lui seront confiées.

Craignant que l'avancée rapide des troupes sur Stanleyville ne mette en danger la vie des otages, la Belgique, en accord avec les Etats-Unis, met sur pied un plan de libération.

Ce plan sera mené par le 1er Bataillon para commando, complété par des éléments du 2e Bataillon commando et placé sous le commandement du Colonel Laurent.

Le 24 novembre 1964, embarqués à bord de C 130 américains, les paras sautent sur Stanleyville. L'opération ‘Dragon Rouge’ vient de débuter. Aidés par les troupes de l' ‘Ommegang’, les paras libèrent les otages et les évacuent vers l'aéroport.

Le 26 novembre, les paras sautent sur Paulis. Prise par surprise, les troupes rebelles sont mises en déroute. L'opération ‘Dragon Noir’ est un succès. Otages libérés et militaires se replient à Kamina, prêts à rentrer en Belgique.
Sous le poids de la pression internationale, l'action est stoppée. La population belge réservera un accueil enthousiaste aux paras à leur retour.

L’armée ne sort pas indemne de ce conflit. cinq soldats sont morts dans l’exercice de leur mission.